lundi 14 mai 2018




: les mécanismes psychotiques d'une psychose infantile, structurée d'une façon schizophrénique à l'âge adulte

il souffre d’une psychose infantile vieillissante qui le confine dans un périmètre développemental primaire. L’immaturité affective dont il fait preuve, ne lui permet pas d’appréhender le monde d’une façon « réaliste ». Il le conçoit avant tout à travers son monde fantasmatique qui est géré par des mécanismes et des défenses archaïques.
Dans son effort de contrôler l’univers, il a fini par se ritualiser ; en satisfaisant ses fantasmes mais aussi et surtout en contrôlant le plus possible ses angoisses d’anéantissement de son objet idéal auquel il s'identifie.

On pourrait résumer sa pathologie (ou plus précisément son stade de développement affectif qui se situe entre 6-12 mois) en trois dimensions :
  • La toute puissance de la pensée : il s’agit du fantasme psychotique universel classique selon lequel le sujet se croit invincible. Ce fantasme est nourri dans les premières années par les représentations fantasmatiques parentales (et le concernant celles de grands parents paternels qui se sont appropriés de l'enfant à la naissance comme l'a souligné sa mère). L’enfant en s'identifiant à l'objet idéal, ne supporte aucune frustration ou concurrence. Benoit en « s'auto idéalisant » a fini par ne plus supporter les frustrations ou tout agissement qui ne correspond pas à son schéma de pensée. Plus grave encore la différence est vécue comme une agression qui tenterait de détruire l’objet idéal qui possède et auquel a tendance à s’identifier (Moi idéal). Cette configuration est à l’origine de ses agressions ; parce que toute représentation qui ne correspond à son idéal de vie, est vécue comme une source de menace qu’il doit détruire. Cette façon de « se vivre », ne lui permet pas de reconnaître ses liens de dépendance à l’égard de l’agent maternel (adulte). Ainsi il ne reconnait ni le monde extérieur ni sa réalité psychique interne. Les sujets psychotiques croient qu’ils se sont auto enfantés puisqu'ils se vivent comme étant « à l’origine du monde ».

vendredi 3 mars 2017

L'évolution des espèces est plus lente qu'il n'y parait

« Notre jeunesse (…) est mal élevée, elle se moque de l’autorité et n’a aucune espèce de respect pour les anciens. Nos enfants d’aujourd’hui (…) ne se lèvent pas quand un vieillard entre dans la pièce, ils répondent à leurs parents et bavardent au lieu de travailler. Ils sont tout simplement mauvais. » Socrate (470-399 avant JC)
Je n’ai plus aucun espoir pour l’avenir de notre pays si la jeunesse d’aujourd’hui prend le commandement demain, parce que cette jeunesse est insupportable, sans retenue, simplement terrible. Hésiode (720 avant J C),
« Notre monde a atteint un stade critique. Les enfants n’écoutent plus leurs parents. La fin du monde ne peut pas être très loin. » Prêtre égyptien (2000 avant JC)
« Cette jeunesse est pourrie depuis le fond du cœur. Les jeunes gens sont malfaisants et paresseux. Ils ne seront jamais comme la jeunesse d’autrefois. Ceux d'aujourd’hui ne seront pas capables de maintenir notre culture ».
Vieille de plus de 3000 ans, a été découverte sur une poterie d’argile dans les ruines de Babylone.

jeudi 16 février 2017

approche stratégique et systémique des organisations institutionnelles





L’analyse stratégique et systémique est un support théorique qui permet d’étudier :

v  les identités professionnelles au travail
v  les cultures professionnelles et
v  la communication organisationnelle
L’A.S.S part du principe que l’ordre prescriptif (ou organisation formelle), est toujours contredite par les comportements effectifs des employés. Dans ce cas la question qui se pose, est de savoir comment interpréter le décalage entre la prescription du travail et la réalité observée (rapport du formel et de l’informel).
Ce support théorique qui privilégie l’approche interactionniste, suppose que toute organisation crée un ordre local, dicté par les intérêts des acteurs. Comme je l’ai souligné précédemment la profession d’éducateur dépend à la fois de son vécu (approche structuraliste) mais aussi de la nature de ses relations (approche interactionniste). Dans ce sens l’A.S.S peut nous aider à comprendre les représentations et les problèmes qui surgissent lors de sa confrontation, pas seulement vis-à-vis de l’usager mais aussi vis-à-vis d’une organisation locale qui en définitive attribue un sens particulier à fonction éducative.
La théorie de l’analyse stratégique et systémique repose sur 4 concepts fondamentaux :
v  La zone d’incertitude
v  Le pouvoir
v  La stratégie et l’enjeu
v  Le système d’action concret

La zone d’incertitude : Toute organisation (digne de ce nom), est régie par des règles formelles qui prescrivent des comportements pour atteindre un objectif fixé ; comme la production d’un bien ou d’n service. A ce titre par exemple la loi de 2002 et le concept de l’évaluation exigent la mise en place de processus traduits par des procédures pour rendre la prise en charge de l’usager la plus cohérente et la plus satisfaisante possible.

approche socio-dynamique des organisations institutionnelles

Le cadre socio-dynamique

La psychanalyse orthodoxe construite méthodologiquement à partir du modèle « médical » a voulu constituer et représenter l’individu dans son unité psychique. Cependant tout le monde s’accorde à dire que cette construction psychique ne peut se réaliser que par rapport à un point extérieur à l’individu. Ces interactions donc ont été prises en compte mais dans une relation d’objet et pas dans une relation à l’objet. Pour être plus précis les psychanalystes orthodoxes se sont intéressés à la relation fantasmatique qu’entretient le sujet avec la réalité environnante plutôt que réelle. Un même incident plus ou moins traumatisant, ne sera pas vécu et interprété de la même façon par tout le monde. Cela se passe ainsi parce que le sujet vit et élabore les événements à travers son monde fantasmatique avant de les confronter au jugement d’une réalité objective, représentée par l’Autre. Cependant l’étude des relations et des interactions qu’elles soient fantasmatiques ou réelles impliquent cependant quelque chose d’extérieur à la personne.
Cette vision de la vie humaine rend donc caduque cette distinction initiale entre la psychologie individuelle et la psychologue sociale ; puisque l’Autre intervient régulièrement comme soutien, modèle ou adversaire dans la vie psychique du sujet singulier. Comme l’Autre, l’institution précède l’individu singulier et l’introduit à l’ordre de sa subjectivité ; puisqu’elle le confronte aux structures de la symbolisation par la Loi, les Règles et le Langage articulé (sens). Ainsi par ses procédures et sa disposition, l’institution offre à l’individu l’acquisition des repères identificatoires. Cela signifie donc que l’institution « s’offre » comme une double fonction psychique en accomplissant la structuration et le réceptacle de l’indifférencié de l’individu singulier.
Tout contexte institutionnel donc interpelle l’individu en tant qu’Autre puisqu’il se présente comme modèle, soutien et/ou adversaire. Cela signifie que la supposée psychologie individuelle n’est qu’une notion abstraite dans la mesure où le sujet comme le souligne Freud[1] en 1914 Pour introduire le narcissisme : « L’individu effectivement mène une double existence, en tant qu’il est à lui-même sa propre fin et en tant qu’il est membre d’une chaîne à laquelle il est assujetti sinon contre sa volonté du moins sans la participation de celle-ci (p.36) ».

mardi 17 janvier 2017


Comment un individu choisit-il la profession d’éducateur ? Pendant plusieurs années, j’intervenais à l’I.D.S (entretiens de sélection) concernant le concours d’entrée de formation, des jeunes éducateurs et autres professions parallèles. De ces entretiens ressort une constante surtout chez les jeunes sujets : Les élans altruistes semblent conclure la fin de l’adolescence dans une perspective de dévouement et de réparation.
Du point de vue socio-dynamique, cela signifie que les identifications imaginaires viennent liquider et/ou incarner les contenus fantasmatiques de la névrose infantile ; à travers la profession choisie.
Chez l’éducateur l’identification à la mère ou aux parents d’une façon plus générale, conclut le rapport du sujet à l’autorité. La façon dont une personne élabore le complexe de la castration conditionne l’expression de sa future profession. Ainsi à travers cette identification primaire à la bonne mère, nombre d’éducateurs parient sur les vertus de l’amour. Cependant nous savons intuitivement en tant que professionnels que l’amour ne permet pas de fonder une position éducative correcte. Certes l’éducateur ne peut pas faire l’économie de la dimension affective présente en toute relation ; parce que le pôle affectif lui permet de nouer des contacts mais l’essentiel de l’exercice de sa profession se situe ailleurs.
Il en est de même en ce qui concerne le versant autoritaire. L’éducateur dans son identification primaire aux parents lors de son enfance, tentera plus tard (en devenant adulte) à travers sa profession de réaliser ce fantasme, c'est-à-dire devenir et incarner la personne qui détient le pouvoir, qui dirige et qui donne des ordres.
Les situations cliniques qui illustrent ces positions éducatives imaginaires sont très nombreuses pour être citées ici. Sans doute la phrase de D. Roquefort[1] qui a exercé en tant que directeur dans un I.M.E. pendant dix sept ans illustre parfaitement la problématique que soulève la subjectivité existentielle qui vient s’emparer de cette profession : « Comment quelqu’un qui n’a aucune idée de la castration ou qui n’en voudrait rien savoir pourrait il faire profession de la représenter ? ( p.84) ».
Selon moi, l’élaboration de ce processus, détermine en grande partie la qualité professionnelle de ce métier. Elle est déterminante parce qu’en tant que processus, la castration n’inscrit pas seulement l’individu dans la réalité ; mais lui permet surtout de triangulariser ses rapports, ce qui lui permet de se situer à l’extérieur de ses propres relations subjectives.
A.    Les enjeux (ARTICLE SUR DEMANDE)

La problématique du « social » et la Loi de 2002
Le constat semble être « tragique ». Si la loi de 2002 et celle de 2004/2005 ont réussi à imposer un nouveau carde ; il n’empêche que son contenu, laissé à l’appréciation des acteurs sur le terrain a été « contourné » et/ou appliqué d’une façon « administrative ». Pour être plus précis, ce cadre est venu se superposer sur le précédent.  
La conception de l’acte éducatif avant la loi du 2002, consistait à normaliser l’usager sans en tenir compte de ses singularités. La nouvelle définition introduite par la loi à travers le concept du « projet personnalisé », oblige les acteurs à réaliser l’acte éducatif, en prenant en compte, le « vécu », le fonctionnement individuel, la pathologie et en définitive les singularités (problématique) de l’usager.

mardi 3 janvier 2017

L EDUCATION : UN MÉTIER IMPOSSIBLE
Les hypothèses
Quelles sont les difficultés ou les paradoxes qui rendent l’éducation impossible à réaliser ou à atteindre les objectifs issus de l’imaginaire social ?
En m’appuyant sur les 3 principes cités précédemment, je suppose que :

a)      Du point de vue environnemental, la confrontation de 4 pouvoirs ou groupements institutionnels (conseil général/parents/secteur psychiatrique/secteur médico-social) et leurs intérêts plus ou moins divergents ne permettent pas d’envisager la définition de la fonction éducative d’une façon unifiante.
b)      Du point de vue de la différenciation, l’absence de clarté théorique, les infiltrations subjectives de la définition de la fonction, les pathologies rencontrées particulièrement difficiles ainsi que le développement technocratique et par conséquent taylorien de la profession ; rendent la fonction éducative impossible (ou tout au moins difficile) à réaliser.
c)      Du point de vue de la coordination, je suppose que les problématiques organisationnelles inhérentes aux établissements finissent par définir la fonction éducative d’une façon « locale » et par conséquent arbitraire.